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Les difficultés financières des commerces de détails – Tous nos vœux de prospérité pour 2015

Les difficultés financières des commerces de détails – Tous nos vœux de prospérité pour 2015

Tout au long de l’année, les médias ont relaté plusieurs faits concernant les commerces aux prises avec des difficultés financières : restaurants, hôtels, différentes usines, etc. Ce qui nous a marqué en 2014, c’est la récurrence des publications médiatisées concernant les détaillants de vêtements et leurs difficultés financières. Je vous présente les dossiers qui, d’après-moi, méritent d’être abordés.

Jacob

Sous 90 millions de dollars de dettes, la bannière Jacob s’est placée à l’abri de ses créanciers le 5 mai 2014. En septembre 2014, les dirigeants de la bannière Jacob ont engagé Élaine Zakaïb afin de donner un second souffle à la maison de mode Jacob. Mme Zakaïb désirait miser « sur des vêtements de confection, de conception, de design et de fabrication québécoise, un plan qui devrait permettre selon elle de maintenir des centaines d’emplois et d’en créer des dizaines d’autres»[1]. Cependant, trois semaines après l’arrivée de Mme Zakaïb, le fleuron québécois déclara faillite. L’achalandage et les ventes n’auraient pas été aussi élevés qu’il était prévu dans le rapport de restructuration.

Smart Set

En novembre 2014, Reitmans annonce une restructuration des magasins Smart Set. À la suite d’une tentative de repositionnement de l’image de marque, la forte concurrence dans le domaine de la mode féminine n’a pas aidé l’entreprise québécoise à se redresser financièrement.

Mexx

En décembre 2014, c’est autour de Mexx, une bannière néerlandaise de vêtements, de déclarer faillite. Mme Julia Hansen, la présidente et chef de la création chez Mexx, «cite par voie de communiqué des forces « macroéconomiques » pour expliquer la chute de la marque»[2]. Selon le rapport du syndic de faillite, Mexx Canada doit plus de 113 millions de dollars à ses créanciers[3]. Mexx se joint donc à la liste de détaillants qui ont fermé leurs portes ou qui sont menacés de faillite en 2014.

Et les autres…

Selon un article signé par Marie-Ève Fournier de la Presse, «six détaillants québécois de vêtements, qui exploitent au total près de 300 magasins, sont menacés de faillite. Joshua Perets, Limité, Le Jean Bleu, Les Entreprises Vagabond (enseignes Hangar, Studio et Revue), L’Ensemblier et Signal ont tous entrepris une restructuration en vertu de la Loi sur la faillite et l’insolvabilité (LFI)»[4]. En espérant sincèrement que ces détaillants s’adaptent aux nouvelles pratiques de consommation, et tout particulièrement au e-commerce.

[1] http://www.lesaffaires.com/secteurs-d-activite/commerce-de-detail/elaine-zakaib-veut-relancer-jacob/572488

[2] http://ici.radio-canada.ca/nouvelles/economie/2014/12/05/003-mexx-faillite-canada-europe-ventes-detail.shtml

[3] http://fr.canoe.ca/argent/actualites/archives/2014/12/20141210-171953.html

[4] http://affaires.lapresse.ca/economie/commerce-de-detail/201411/11/01-4817727-ventes-de-vetements-cest-dur-pour-tout-le-monde.php

Cette semaine, en lisant l’article de la Presse (http://affaires.lapresse.ca/finances-personnelles/201406/09/01-4774229-le-niveau-dendettement-reste-eleve-au-canada.php) qui concernait l’augmentation des émissions de cartes de crédit, je me suis permis de vous dresser une liste d’habitudes que nous devons cesser de faire en tant que consommateur pour ne pas détruire notre crédit.

 

  1. Les consommateurs doivent arrêter de tout charger sur leur carte de crédit.

En d’autres termes, en utilisant les cartes de crédit pour tout payer, le solde mensuel est souvent un choc étant donné que le consommateur perd le fil de ses dépenses. Il est vrai que certains utiliseront les cartes pour avoir des récompenses. Certes, assurez-vous de rembourser immédiatement ladite dépense pour être certain de préserver le solde dû à son minimum et suivre attentivement les dépenses inscrites sur le relevé.

  1. Les consommateurs doivent arrêter d’acheter des articles en promotion lorsqu’ils n’en ont pas besoin.

C’est le fameux réflexe du «pourquoi pas, c’est en spécial». C’est bien de planifier pour des besoins futurs (du papier hygiénique par exemple), mais ce n’est pas parce que l’article X (prenons ici l’exemple de la console de Jeu PS4) est en promotion que vous devez l’acheter avec votre carte de crédit. Assurez-vous d’avoir la capacité de rembourser l’item à temps, car au final, les intérêts chargés élimineront le rabais en question.

  1. Les consommateurs doivent faire face immédiatement aux factures reçues

La procrastination se voit même dans le paiement des factures. Cependant, en entassant les factures sur le coin du comptoir de la cuisine ou près de l’ordinateur, il sera plus difficile de respecter votre budget. La date d’échéance approchera et il vous sera peut-être impossible de payer certaines factures. En ne les payant pas, votre cote de crédit en souffrira. De plus, l’avance de fonds sur votre carte de crédit engendrera des frais additionnels.   

  1. Les consommateurs doivent arrêter de dire oui à l’augmentation de leur limite de crédit

Les institutions financières vous proposent souvent d’augmenter votre limite de crédit. Cependant, à chaque fois que vous répondez oui, une enquête de crédit est réalisée. Trop de demandes de crédit diminuent votre cote de crédit. Assurez-vous d’augmenter votre limite seulement si vous en avez réellement besoin.

Somme toute, la meilleure chose que vous pouvez faire est d’identifier certaines de vos mauvaises habitudes qui ont un impact sur votre crédit et de commencer à les éliminer de vos habitudes de consommation.

Quelles sont les principales situations menant à la faillite ?

Vous ne ferez pas faillite du jour au lendemain. Plusieurs signes sauront vous donnez l’alarme que votre portefeuille ne se porte pas bien ou pourrait ne pas se porter bien dans les prochains mois.

En plus de 10 années à titre d’avocat et syndic de faillite, voici la liste des principales alarmes qui se sont présentées aux clients (individuels et commerciaux) que j’ai pu aider à réorganiser leurs finances. La liste n’est pas exhaustive, mais ce sont les situations les plus répétées.

Signes d’une faillite personnelle

  • La perte de votre emploi
  • La séparation/le divorce de votre couple
  • L’abus de drogues, d’alcool ou des jeux de hasard
  • L’augmentation de la limite de vos cartes de crédit
  • L’utilisation d’une carte de crédit pour en payer une autre (aussi, effectuer des avances d’argent sur vos cartes de crédit)
  • Avoir l’impression de courir après l’argent, même si votre salaire a été déposé « hier ».

Signes d’une faillite commerciale

  • La mort ou l’incapacité du propriétaire à gérer l’entreprise
  • Une trop grande compétition venant du marché
  • Le changement dans la demande du public par rapport aux produits ou aux services
  • Les frais fixes mensuels trop élevés pour l’entreprise (la location ou l’achat d’équipement, de véhicules ou de locaux de prestige)
  • Le taux d’endettement trop élevé
  • Le manque d’argent pour le fond de roulement

Bref, vous sentez venir des difficultés ou des problèmes financiers, n’attendez pas qu’ils deviennent insurmontables.

Les dettes d’études, est-ce de bonnes dettes ou de mauvaises?

Avant d’étiqueter les dettes d’études comme étant de bonnes ou de mauvaises dettes, nous devons se donner une définition de qu’est-ce qu’une bonne dette et qu’est-ce qu’une mauvaise dette.

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En se référant aux distinctions des experts financiers, nous pouvons affirmer qu’une « bonne dette est un investissement dans quelque chose qui prend de la valeur ou qui est profitable à long terme ». La mauvaise dette représente alors l’investissement qui perd de la valeur. J’aimerais ajouter également aux distinctions précédentes que les taux d’intérêt bas ou élevés font parti de ma définition personnelle des bonnes ou mauvaises dettes.

Par exemple, les prêts étudiants ont de bas taux d’intérêt et ils donnent droit à un crédit d’impôt. Or, les autres formes de prêts (automobile, personnel, etc.) viennent avec de hauts taux d’intérêt – qui ne sont pas déductibles – ainsi qu’une dépréciation de la valeur de l’actif.

Donc, les dettes d’études constituent en soi une bonne dette étant donné que le diplôme obtenu représente quelque chose qui est profitable à long terme. Un diplôme peut coûter beaucoup d’argent – mais il a vraiment de la valeur! Toutefois, si vous avez contracté des dettes d’études mais qu’aucun diplôme n’est acquis, le prêt étudiant représenterait alors une mauvaise dette.

 

L’importance d’un fond d’urgence

Personne n’est à l’abri de dépenses imprévues ou de situations malencontreusement inattendues. Que ce soit une voiture qui brise ou une perte d’emploi, utiliser le crédit pour régler ladite situation n’est pas la meilleure solution pour votre santé financière. Saviez-vous que 92% des Canadiens envisageraient une certaine forme d’emprunt – des marges de crédit, des cartes de crédit, des prêts bancaires et des emprunts auprès d’amis et de la famille – pour régler une urgence de 2000$ en moins de 30 jours.

Sur la plupart des sites web consultés, la règle d’or est de prévoir un fond d’urgence équivalant à environ trois mois de dépenses. La somme doit être facilement accessible, vous devez donc éviter d’effectuer des placements spéculatifs qui risquent d’être plus dangereux. Plusieurs experts recommandent un compte d’épargne à intérêt élevé. Cependant, l’accessibilité en tout temps à ce type de compte peut avoir un côté moins efficace. Vous devez éviter de vous en servir comme une petite caisse. Vous ne devez pas retirer de l’argent quand vous le désirez, mais bien lorsque c’est une nécessité. Le mot d’ordre est la discipline.Image

Peu importe le total de vos revenus, l’important est de commencer à épargner de petites sommes (vous pouvez débuter avec un 5% ou un 50$ par période de paie). De fil en aiguille, si vos revenus augmentent, il est important d’augmenter proportionnellement la somme que vous consacrez au fond d’urgence. De plus, vous ne devez pas oublier d’inclure cette somme dans votre budget.